
On ne le répétera jamais assez, la Qualité de vie et des conditions au travail (qui regroupe sous un même intitulé de nombreux indicateurs) est l’affaire est tous … Ou peut-être l’a-t-on un peu trop répété ? Certes, la QVCT se vit au quotidien, c’est une démarche globale, holistique, interservices, mais pour autant, les responsables de sa vision stratégique, opérationnelle, doivent être identifiés et identifiables par les collaborateurs.
Il y a évidemment de bons élèves parmi les entreprises, mais nous sommes fréquemment confrontés à des structures où les différents aspects de la QVCT sont dispersés entre plusieurs services (par exemple dédiés séparément à la sécurité au travail et le bien-être au travail), sans coordination, sans document unique et sans vision d’ensemble, ce qui la rend difficile à mettre en place. La qvct (qualité de vie et des conditions au travail) devient la patate chaude se refile de service en service, mais personne n’en prend la pleine responsabilité ni la pleine charge de travail, et pourtant elle influe sur la performance globale des entreprises.
Prévenir les risques psychosociaux (rps) passe par l’amélioration de la qualité de vie au travail, la prévention de l absentéisme mais également la prise en compte de la balance vie personnelle / vie professionnelle

Chacun, dans l'entreprise, est acteur et bénéficiaire de la santé au travail, elle transcende les services, les échelons hiérarchiques et touche tous les processus et domaines d’action professionnels et extra-professionnels d’organisation du travail. Il est donc important d’impliquer vos collaborateurs dans leur bien-être en entreprise (en alignant la santé mentale des salariés et la performance de l’entreprise), l’idéation, la récolte d’information, la définition de la stratégie et les actions au quotidien.
Néanmoins, si l’on désire intégrer efficacement la Qualité de Vie au Travail dans sa culture d’entreprise et au contenu du travail de ses équipes, lui donner une orientation et la faire converger avec les objectifs stratégiques de l’entreprise, une vision globale est nécessaire.
Le meilleur moyen reste de nommer, selon la taille de votre entreprise, un ou plusieurs responsables de la stratégie et des démarches QVT, un comité de pilotage qui améliore la qualité de vie au travail et qui veillera à la cohérence, la pertinence et la bonne marche des projets visant l’amélioration des conditions professionnelles et extraprofessionnelles.
Heureusement, ces responsables de la QVT ne seront pas seuls : il y a des acteurs, des parties prenantes qui sont des moteurs de vos démarches QVT ou des relais indispensables à la fluidité de l’information et de l’action, mais aussi à la conciliation des visions et objectifs de chacun.
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En interne, il s’agit souvent, avant tout, de votre direction des ressources humaines et vos RRH. Centrés sur l’humain, ils ont souvent plusieurs aspects de la QVCT sous leur responsabilité.
De même, le service en charge de Responsabilité Sociale des Entreprises -ou RSE-, s’il existe, est directement concerné : après tout, on la retrouve dans les piliers de l’ISO 26000. Pour finir ,le CSE, en tant que représentant du personnel, a pour rôle de “promouvoir la qualité de vie au travail, la santé, la sécurité et l’amélioration des conditions de travail” et “d’assurer une expression collective des salarié.es”. C’est donc naturellement qu’il sera amené à participer, voire diriger, les actions QVCT.
Certains pans de la QVCT sont gérés par des services plus spécifiques, comme le service de sûreté et de sécurité, le service de prise en charge des risques psychosociaux ou les services de communication. Ce travail désigne et regroupe donc des acteurs très variés de votre entreprise, mais tous actifs dans la prise en compte du ressenti des salariés et dans l’instauration d’un climat social apaisé.

Bien qu'elles n'aient pas forcément un rôle opérationnel, votre hiérarchie et votre direction sont également actrices de votre QVCT, notamment dans la prise en compte de cette dernière dans leur vision globale pour l’entreprise. Elles doivent impulser la démarche de prévention, en montrant une réelle et sincère implication pour un travail de qualité : en portant la démarche qvct, elles donnent l'exemple.
Plus proches de vos collaborateurs, le management en général, et vos Chief Happiness Officers en particulier, sont en charge du bien-être de vos collaborateurs (mais aussi de la baisse de l’absentéisme), et vos managers en sont de fidèles relais. Vos managers sont les représentants de votre promesse employeur, ils aident à partager les informations, donnent l'exemple et sont les chefs de file de votre démarche qvct auprès de leurs équipes. Formez les, aidez les à relier vos démarches qvct aux enjeux de votre entreprise, à leurs enjeux en tant que managers, aidez les à vivre la qvct et ils le feront vivre dans leurs équipes et votre entreprise.
Pensez également à inclure les représentants du personnel, qui sont des acteurs de l’entreprise déterminant pour la qualité de vie des travailleurs.
En externe, de nombreux acteurs peuvent intervenir. Il y a les partenaires de votre réflexion sur la QVCT, les guides nationaux/accord national ou régionaux de la QVCT, comme l’ANI, l’ANACT, les ARACT, qui donnent un cadre, des recommandations, accompagnent les entreprises et organisent des événements en lien avec la QVCT et le bien-être psycho des employés. Elles sont des relais organisationnels privilégiés et des chefs de file d'une réflexion profonde sur la QVCT, son état actuel, son évolution et les nouveaux besoins des collaborateurs. Elles sont connectées au quotidien des collaborateurs et à leurs attentes, et participent également à l’évaluation des risques sur le lieu de travail/poste de travail ou en télétravail (notamment les risques psycho sociaux).
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Il y a également les organes législatifs et partenaires sociaux, qui posent un cadre, contraignant ou non, pour vos actions QVCT et permettent de concilier qualité de vie au travail et efficacité économique, comme l’ani de 2013. Leur rapport à la QVT est en décalage, un peu plus déconnecté de la réalité du terrain. Ils ont intitulé les actions de nombreux aspects de la QVCT, comme l’égalité professionnelle et la lutte contre le harcèlement moral et contre toutes formes de discriminations -pour ne citer qu’eux- ne sont pas accessoires, mais bien des obligations légales. Cela dit, suivre ses devoirs légaux est une condition nécessaire, mais loin d'être une condition suffisante pour se considérer à jour sur les questions de QVCT et agir activement pour améliorer les conditions de travail/réduire la pénibilité professionnelle.
Les CARSAT peuvent intervenir sur les questions de santé et sécurité des travailleurs, notamment les accidents du travail et les maladies professionnelles.
De même, les Intervenants en Prévention des Risques Professionnels (IPRP) sont des partenaires de la QVCT, en termes de prévention et de conseil.

Il y a évidemment les agences spécialisées dans la QVCT et le dialogue social, qui sont de précieux relais, et vous offrent leur expertise , leurs connaissances du marché, de ses tendances. Elles vous permettent de mieux connaître vos collaborateurs, de les accompagner et de savoir mieux communiquer pour mieux les impliquer. Il est important de choisir des partenaires de confiances : ces agences, comme Einaï, vous épaulent de l'établissement d'une stratégie à sa mise en place. Ce sont leurs actions qui permettent d'avoir une démarche QVCT orientée, adaptée, pertinente, et surtout constante : après tout, la QVCT se vit au quotidien.
Le travail pour améliorer la santé des salariés et optimiser ses pratiques managériales est un travail titanesque qui mobilise tous les acteurs de l’entreprise et de la société. C’est surtout un travail qui nous met devant notre obligation de sécurité et de protection sociale en tant qu’employeur manager. Plus que mesurer le travail (et son efficacité) de ses employés, il est aussi crucial d’instaurer des relations de travail saine pour tous. Etablir un bon climat social contribue à rendre chaque partie prenante acteurs de l entreprise sur les questions de santé physique et mentale. En résumé, n’hésitez pas à vous entourer (partenaires sociaux, représentants du personnel, consultants) pour allier bien être et efficacité.
L'amélioration de la santé au travail nécessite une approche holistique de l'organisation du travail, mettant l'accent sur la prévention des risques psychosociaux (RPS) et la promotion du bien-être au travail. Le dialogue social, notamment à travers les Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), est crucial pour identifier et évaluer les risques psycho-sociaux, réduire l'absentéisme et améliorer les conditions organisationnelles. La sécurité au travail, la gestion de la charge de travail, et l'évaluation des risques associés, y compris ceux mentionnés dans le document unique, doivent être intégrées dans une démarche proactive. La collaboration avec les partenaires sociaux est essentielle pour prévenir les maladies professionnelles, les accidents du travail, les troubles musculosquelettiques (TMS) et le mal-être au travail. Un environnement de travail sain, favorisant la qualité du travail et le bien-être professionnel, doit être promu par un management attentif aux aspects organisationnels et interprofessionnels. Ainsi, la prévention des risques et l'amélioration des conditions de travail contribueront à une vie professionnelle plus équilibrée et durable.
Pour aller plus loin, découvrez notre solution clé en main pour impulser une véritable politique QVCT au sein de vos équipes :
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Devenir acteur de la QVT ne relève plus d’une simple initiative RH : c’est aujourd’hui un levier stratégique de performance durable et de compétitivité.
Dans un contexte marqué par les enjeux du travail, le stress au travail, la prévention des risques psycho et la recherche de meilleures conditions de travail, chaque niveau de l’entreprise joue un rôle dans l’amélioration des conditions d’exercice et de la qualité du travail réalisé.
La QVT – désormais intégrée dans la logique QVCT – s’inscrit dans une démarche structurée de management des ressources humaines, de gestion des risques et de développement des compétences. Elle agit directement sur :
Engager une démarche QVT, c’est travailler à l’amélioration continue des conditions de travail favorables, afin de produire un travail de qualité dans un environnement organisationnel sain. C’est aussi répondre aux exigences du droit du travail et à l’obligation de sécurité qui incombe à l’employeur.
La QVT ne peut pas reposer uniquement sur la fonction RH ou le Directeur des Ressources Humaines.
La gouvernance QVT repose sur une chaîne de responsabilité claire impliquant :
Les acteurs de la QVT doivent fonctionner en pilotage transverse. Chaque direction, chaque niveau hiérarchique, chaque collaborateur contribue à améliorer les conditions sociales et organisationnelles.
La fonction ressources humaines impulse la politique RH et structure le plan d’action QVCT, mais la réussite repose sur un engagement collectif. Sans cela, la QVT reste déclarative et ne transforme ni le management du travail ni les espaces de discussion.
Les managers occupent une position centrale dans la chaîne de responsabilité. Leur posture managériale influence directement :
Leur implication engage également leur Responsabilité civile et pénale en matière de santé et sécurité au travail, renforçant leur rôle stratégique dans la démarche QVT. Un manager joue un rôle décisif dans la qualité de vie globale des équipes.
Pour les engager pleinement, il est essentiel de :
La prévention primaire organisationnelle est un axe clé : il ne s’agit pas seulement de gérer la souffrance au travail, mais d’agir en amont sur l’organisation du travail, les déterminants de la performance au travail et les facteurs de stress.
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