Après plus d’un mois de confinement, le télétravail s’organise à distance, loin du bureau. Voici un aperçu des nouvelles pratiques de communication développées par certaines entreprises, notamment des start-up. Et, le rôle indispensable de leur CHO, qui privilégie l’écoute et la transparence d’information.

 

Plus ingénieux les uns que les autres, de nouveaux modes de communication émergent, chaque jour. Ils préservent ainsi le lien entre les équipes mais pas uniquement. « Il est aussi vital que les collaborateurs prennent soin de leur corps et de leur santé mentale », explique Nathalie Forestier, CHO au sein de Just Eat France. Ce spécialiste de la restauration livrée à domicile envoie, « une enquête hebdomadaire pour apprécier le moral des troupes. Et, savoir si les actions menées correspondent aux attentes des collaborateurs. De plus, un groupe de solidarité a aussi été créé en interne. Ils mènent des actions au profit des associations dans le besoin agissant en première ligne durant cette crise sanitaire ».

 

En prenant des nouvelles de chacun tout en avançant sur les dossiers

L’essence de la cohésion d’équipe est de préserver le lien entre collègues. Tâche ardue en temps de confinement. Heureusement la technologie est là pour nous aider à renforcer ce lien, à condition que l’utilisation reste raisonnable. Alors que le climat social est anxiogène, il est de bon ton de commencer toutes discussions téléphoniques ou visio. par de l’informel. C’est un bon moyen de sentir le pouls de ses équipes. Et de vérifier s’il n’y a pas de personnes en grande souffrance.

À l’image de Plezi, une start-up qui construit des scénarios de marketing automation. Elle utilise Slack, plateforme de communication collaborative, une messagerie en temps réel. Chacun peut aller de son petit mot pour démarrer la journée « Hello, je commence ma journée ». C’est comme le bonjour de la vraie vie.

 

En organisant des pauses-café digitales, des déjeuners virtuels

 D’autres collaborateurs organisent des pauses-café digitales comme Appalosa.io, ou encore des déjeuners virtuels hebdomadaires. L’intégration de Icebreakers permet ainsi de booster les réunions hebdomadaires : chacun présente un objet qui le représente ou qu’il affectionne et pourquoi ? Une idée à suivre d’Einaï (lire notre encadré).

Émergent aussi des espaces collectifs de veille où les infos, bonnes pratiques et astuces quotidiennes s’échangent. Anecdote, recette de cuisine, tutos pour réaliser des masques, par exemple. Ils nourrissent les conversations au-delà du travail, et permettent de mieux vivre ce confinement. Certains développent également des sessions sportives avec les collègues. Ils organisent des challenges. D’autres recréent de nouvelles ambiances en fonction des humeurs (bureaux, salons virtuels, musique).

Toutes ces initiatives peuvent ainsi aider à parler à des collègues que l’on connaît moins ou pas du tout. Et garder ce lien social et professionnel malgré le confinement. Attention tout de même car l’espace professionnel et l’espace personnel se chevauchent. Et les limites ne sont plus aussi bien définies.

La cohésion d’équipe ne peut se faire que dans un environnement rassurant. Ainsi tout être humain s’y retrouve de par ses valeurs et ses besoins mais aussi ses doutes et ses angoisses qu’il peut librement partager.

Prendre en compte les spécificités de chacun est essentielle. Sa façon d’aborder cette crise, ses peurs et ses envies. Il ne faut pas oublier que nos croyances nous sont propres comme nos besoins et nos doutes. Ne pas minimiser celles que nous pourrions trouver ridicules mais qui peuvent être importantes pour l’autre. Et inversement.

Certains ont besoin de se concentrer sur le concret. Ils auront besoin de tangible, de trouver une sécurité dans leur bulle. Ce sont plutôt des tempéraments introvertis. Ils se sentiront presque agressées si on leur impose un café d’équipe ou un apéro. Elles ne trouveront pas de sens et auront l’impression de perdre du temps voire d’une intrusion dans leur intimité.

À l’inverse, une personne plutôt extravertie aura besoin de contact, de lien, de vie. Et ces petits rendez-vous lui permettront de mieux vivre ce confinement.

 

En faisant appel à des personnes-ressources comme les CHO…

De ces nouvelles pratiques naissent de nouvelles organisations qui se mettent en place pour faire perdurer les missions professionnelles. Par exemple, la mise en place de personnes-ressources ou binôme. Elles font le lien entre les différents collègues et services. Ou encore des collaborateurs relais : les « Jambassadeurs ». Ils aident à l’intégration des nouveaux entrants à la culture d’entreprise chez Just Eat France.

Le CHO (responsable expérience collaborateur en français) porte aussi ce rôle de médiateur. Mais depuis plusieurs années, il ne trouve pas sa place dans les organisations. Ainsi il est souvent décrié, jugé comme inutile. Pourquoi une personne devrait-elle favoriser le bien-être au travail ? Aujourd’hui, cette question est devenue légitime.

… garant de la QVT

 Cette période montre à quel point les entreprises peuvent avoir besoin d’une personne-ressource. Un facilitateur qui a la capacité de fédérer les troupes autour d’un projet, d’une action commune. Les missions du CHO sont extrêmement variées (et ça fera l’objet d’un autre article !). Mais l’une d’entre elles est devenue vitale dans ce confinement : favoriser la cohésion d’équipe, même à distance.

À l’image de sa CHO, Nathalie Forestier, qui cherche à favoriser le bien-être et la cohésion des salariés. « Nous cherchons à créer un environnement de travail et des pratiques managériales propices à leur épanouissement. J’ai l’impression que c’est ce à quoi aspire la majorité des salariés », conclut-elle.

Et l’un des enjeux pour le #retouraubureau sera d’accompagner toutes les personnes qui auront vécu le confinement comme une prison… une incapacité à se réinventer.

Chez Einaï, nous avons à cœur de booster l’expérience collaborateur. Comprendre les points de friction afin de les améliorer. Mettre en place des actions simples pour favoriser l’engagement, la confiance et surtout la reconnaissance. Notre métier de Responsable Expérience Collaborateur est un élément clé de différenciation pour les entreprises qui veulent sortir gagnante de cette crise.

 

IDÉES A SEMER :

Nous avons créé un contenu imprimable dès votre retour au bureau. Des cartes de gratitude à télécharger. Un geste simple, pour dire Merci à son collègue !

Puis nous avons développé depuis l’année dernière, la Box Merci. Vous pouvez l’offrir à vos collaborateurs pour les remercier de leur implication, de leur dévouement et de leur solidarité.

 

Je remercie tout particulièrement pour leurs témoignages Nathalie Forestier, CHO chez Just Eat et Daniela Burbano, responsable onboarding chez Plezi. Et un grand merci à Clémentine Cohen et Caroline Sicard-Evrard pour la co-écriture de cet article. Vous êtes des soutiens à toutes épreuves.

 

Sarah Macheboeuf

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